Mis à jour le 30 octobre 2026. Article actualisé au fil de l’enquête.
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Jeudi 29 octobre, à partir de 20 h 05 (UTC) selon les analystes, des portefeuilles de Binance se sont mis à envoyer leurs fonds à un inconnu, par des transferts portant des signatures valides. Dans la nuit, la plateforme chiffrait la perte à 6,3 milliards de dollars, disait n’avoir trouvé aucune preuve de fuite d’une clé privée et promettait de tout rembourser. Trois déclarations. La blockchain ne permet d’en vérifier qu’une, le montant. Sur le reste, elle dit autre chose.

L’essentiel

  • Le 29 octobre 2026, environ 6,36 milliards de dollars ont quitté des portefeuilles de Binance sur dix blockchains, selon le cabinet d’analyse TRM Labs. Binance estime l’impact à 6,3 milliards de dollars, dont environ 3 milliards gelés.
  • Selon TRM Labs et CoinDesk, les transferts portaient des signatures valides. L’hypothèse que TRM Labs juge la plus probable est un détournement du système de signature de Binance, et non le vol d’une clé privée.
  • En droit français, les faits relèveraient des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données, punies jusqu’à dix ans d’emprisonnement en bande organisée, et non de l’escroquerie.
  • Binance n’est pas un prestataire agréé au sens du règlement MiCA. La responsabilité du conservateur prévue par son article 75 ne la vise pas : sa promesse de remboursement ne repose que sur son contrat.
  • Depuis le 1er juillet 2026, Binance n’a plus le droit de fournir de services sur crypto-actifs en France. Les retraits, seuls maintenus pour les clients français, sont suspendus depuis le hack.
  • Les clients doivent conserver dès maintenant la preuve de leur solde au 29 octobre 2026 et refuser toute offre de « remboursement » ou de « récupération » payante : ce sont des arnaques.

Que s’est-il passé chez Binance le 29 octobre 2026 ?

Selon le cabinet d’analyse TRM Labs, un attaquant a sorti le 29 octobre 2026 au soir environ 6,36 milliards de dollars de portefeuilles de Binance sur dix blockchains, l’essentiel en une vingtaine de minutes à partir de 20 h 05 (UTC). Ce serait le plus important vol de crypto-actifs jamais recensé, environ quatre fois le piratage de Bybit de février 20251. Binance retient pour sa part un impact estimé à 6,3 milliards de dollars, dont environ 3 milliards gelés2.

Sur Ethereum, la société Blockaid a identifié une transaction soumise à 20 h 20 min 59 s (UTC) contenant 50 autorisations au format EIP-7702, dirigées contre le portefeuille chaud étiqueté « Binance 14 »3. Un portefeuille chaud est le portefeuille connecté à internet qu’une plateforme utilise pour servir les retraits de ses clients. Selon TRM Labs, chacune des 50 autorisations était signée par ce portefeuille, et une seule a fonctionné. Elle a suffi1.

EIP-7702 est une fonctionnalité introduite par la mise à jour Pectra d’Ethereum en mai 2025 : un portefeuille ordinaire peut, en signant une autorisation, confier son comportement au code d’un contrat intelligent, et cette délégation reste en place jusqu’à ce qu’il en signe une nouvelle1. Selon TRM Labs, l’attaquant a ainsi fait exécuter par le portefeuille de Binance un contrat qu’il était seul à pouvoir appeler. Trois minutes et vingt-quatre secondes après la délégation, le portefeuille transférait la totalité de son solde. La délégation étant restée en place, l’attaquant l’a encore vidé six fois des fonds qui y arrivaient, jusqu’à 23 h 561.

Sur Bitcoin, selon le traçage publié par CoinDesk, un peu plus de 18 270 BTC ont été envoyés vers une adresse unique en onze transactions, puis répartis en dix-neuf portefeuilles, dont dix-sept contiennent exactement 1 000 BTC. À 4 h 23 (UTC) le 30 octobre, aucun n’avait bougé4.

Binance a annoncé avoir suspendu dépôts et retraits et promis de couvrir l’intégralité des pertes par son fonds d’urgence SAFU et ses fonds propres2. Le 30 octobre au matin, sa codirigeante Yi He a indiqué que les dépôts fonctionnaient normalement et que la reprise des retraits était attendue dans les 48 heures13.

Chronologie du hack de Binance

Heure (UTC)ÉvénementSource
28 octobre, matinLe portefeuille opérateur de l’attaquant reçoit des fonds issus de Tornado CashTRM Labs1
29 octobre, 20 h 05Premières sorties, sur le XRP LedgerTRM Labs1
20 h 20Transaction portant 50 autorisations EIP-7702 ; envoi de 18 270 BTCTRM Labs1, CoinDesk4
20 h 20 + 3 min 24 sTransfert de la totalité du solde du portefeuille EthereumTRM Labs1
21 h 01Tether gèle 971,1 millions de USDTTRM Labs1
21 h 04Circle gèle 823 millions de USDCTRM Labs1
22 h 15Binance suspend les retraitsBinance, cité par FinanceFeeds12
23 h 05Seconde vague, sur Avalanche et PolygonTRM Labs1
23 h 56Dernier transfert depuis le portefeuille Ethereum déléguéTRM Labs1
30 octobre, 2 h 25Communiqué de Binance : impact estimé à 6,3 milliards, ordinateur d’un ingénieur mis en causeBinance, cité par FinanceFeeds2
4 h 36Binance annonce une reprise des retraits « dans les 48 heures »Binance, sur X13

Qu’est-ce qui est établi, qu’est-ce qui n’est que déclaré ?

Le récit qui circule mélange trois sortes d’éléments qu’il faut séparer.

Premièrement, ce qui est vérifiable tient sur la blockchain. Les transactions, leurs horodatages, les adresses de destination et le format EIP-7702 sont publics et vérifiables par quiconque. Ils n’ont pas été vérifiés ici : ce qui en est dit l’est d’après les analyses publiées par Blockaid, TRM Labs et CoinDesk. Mais c’est là que se trouve l’élément matériel, celui qui ne dépend de la parole de personne.

Deuxièmement, l’origine de l’attaque relève à ce stade de la déclaration. Selon le communiqué de Binance du 30 octobre, son enquête préliminaire suggère que l’incident pourrait impliquer l’ordinateur portable compromis d’un ingénieur, qui aurait permis à l’attaquant d’accéder à un conteneur de service et d’y soumettre des retraits non autorisés2. C’est la version de la plateforme elle-même, qui a un intérêt évident à l’issue. Elle n’est pas fausse pour autant. Elle n’est simplement pas encore démontrée, et Binance annonce elle-même un post-mortem technique détaillé2.

L’attribution à la Corée du Nord relève de la même catégorie. C’est l’évaluation d’un cabinet d’analyse, TRM Labs, qui l’attribue au groupe TraderTraitor avec un degré de confiance qu’il qualifie d’élevé1. Une évaluation sérieuse, mais une évaluation.

Troisièmement, la phrase la plus reprise, sur l’absence de fuite de clé, mérite une lecture attentive. Binance indique n’avoir trouvé aucune preuve d’une fuite de clé privée2. Or, selon TRM Labs et CoinDesk, les transferts portaient des signatures valides des portefeuilles de Binance1 4. Les deux propositions ne se contredisent pas : elles sont compatibles avec l’hypothèse d’un attaquant qui n’avait pas besoin de la clé parce qu’il avait obtenu que le système de signature de Binance signe pour lui. C’est l’explication que TRM Labs juge la plus probable, au vu de signatures valides obtenues en une demi-heure sur des blockchains aux schémas de signature différents1.

Si cette hypothèse se confirme, la clé n’a pas quitté le coffre. Mais quelqu’un d’autre tenait le stylo.

Hack de Binance : escroquerie ou piratage ?

Le mot « arnaque » est partout. Il est impropre.

L’escroquerie de l’article 313-1 du code pénal suppose de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi à remettre des fonds ou un bien. Elle est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.

Selon TRM Labs, les premiers indices observés sur Ethereum suggéraient que les autorisations avaient été obtenues par hameçonnage. TRM écarte cette explication, qui laisse inexpliquées les sorties sur les neuf autres blockchains, et retient de préférence un détournement du système de signature1. Dans cette hypothèse, ce n’est pas une personne qui a été trompée, mais un système qui a été conduit à signer. La même distinction gouverne le vol de crypto-actifs depuis un portefeuille piraté, et elle décide de la plainte.

S’ils se confirment tels qu’ils sont décrits, les faits relèveraient en droit français des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données. L’accès ou le maintien frauduleux est puni de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende, portés à cinq ans et 150 000 euros lorsqu’il en résulte une modification de données ou une altération du fonctionnement du système (article 323-1). L’introduction frauduleuse de données dans un système est punie de cinq ans et 150 000 euros (article 323-3). Commises en bande organisée, ces infractions sont punies de dix ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende (article 323-4-1).

La question de l’escroquerie se reposerait si l’enquête établissait qu’une personne a été manipulée, qu’il s’agisse de l’ingénieur ou d’un signataire. Rien de tel n’est établi aujourd’hui.

Binance doit-elle rembourser ses clients ?

Binance s’est engagée à couvrir toutes les pertes. Selon CoinDesk, le fonds SAFU (Secure Asset Fund for Users), créé en 2018, contient environ un milliard de dollars en bitcoins5. Le reste devra venir du bilan de la société.

Reste à savoir ce que vaut cet engagement pour un client européen. Le règlement MiCA (règlement (UE) 2023/1114 sur les marchés de crypto-actifs) protège les clients d’un conservateur de crypto-actifs : séparation de leurs actifs d’avec le patrimoine du prestataire, et responsabilité de celui-ci pour la perte résultant d’un incident qui lui est imputable, dans la limite de la valeur de marché au moment de la perte (article 75, paragraphes 7 et 8)6.

Mais ces obligations pèsent sur les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA), que le règlement définit comme les personnes autorisées à fournir ces services conformément à son article 59 (article 3, paragraphe 1, point 15)7.

Or Binance n’est pas un prestataire agréé, et c’est elle qui le dit. Selon Cointribune, elle a annoncé à ses clients français le 24 juin 2026 qu’aucune entité du groupe n’obtiendrait l’agrément avant la fin de la période transitoire, après avoir retiré le dossier déposé en Grèce8. Selon un relevé tiers du registre de l’ESMA au 19 octobre 2026, aucune entité Binance n’y figure9.

La promesse de Binance n’est donc adossée à aucun régime de responsabilité MiCA. Elle vaut ce que vaut l’engagement public d’une société privée, et ce que permettent d’obtenir son contrat et le droit qui le régit.

Clients français de Binance : quelle situation depuis le 1er juillet 2026 ?

Depuis le 1er juillet 2026, Binance n’a plus le droit de fournir de services sur crypto-actifs en France. La raison est juridique. L’article 59 du règlement MiCA réserve ces services aux prestataires agréés ; le régime transitoire de l’article 143, paragraphe 3, qui permettait aux acteurs déjà enregistrés sous le droit national de poursuivre leur activité, a expiré le 1er juillet 202610. Binance, qui ne disposait que de son enregistrement de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) obtenu en 2022, n’a obtenu aucun agrément.

Ses comptes français fonctionnent donc depuis cette date en mode restreint : plus d’ouverture de compte ni de dépôt en euros, plus de trading au comptant, retraits seuls maintenus8. Les clients qui n’avaient pas retiré leurs avoirs voient aujourd’hui ces retraits suspendus, selon l’annonce de la plateforme2.

Ces clients se trouvent donc dans la situation exacte que MiCA voulait éviter : des actifs conservés par une plateforme sur laquelle aucune des garanties du règlement ne pèse.

Leurs droits se lisent dans leur contrat. Il faut identifier, dans les conditions générales acceptées et dans les relevés, la société avec laquelle ils ont contracté, le droit applicable et la juridiction désignée. C’est la première pièce à rassembler, avec la preuve du solde détenu au 29 octobre 2026, actif par actif : relevé, export de compte, captures datées.

Quant aux délais, si le droit français s’applique, l’action en responsabilité contre la plateforme se prescrit par cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer (article 2224 du code civil). Le hack étant public depuis le 29 octobre 2026, la prudence commande de retenir cette date : échéance au 29 octobre 2031. Si les conditions générales désignent un droit étranger, le délai applicable doit être vérifié au regard de ce choix.

Arnaque au remboursement Binance : la reconnaître et réagir

La vraie escroquerie est celle qui vient.

Le risque est prévisible : un incident de cette ampleur offre aux fraudeurs un prétexte idéal pour solliciter des clients inquiets. Le scénario est connu : faux formulaire d’indemnisation, faux service client, faux « cabinet de recouvrement » qui promet de récupérer les fonds contre une avance de frais. Yi He, codirigeante de Binance, a d’ailleurs appelé les utilisateurs à ne se fier qu’aux canaux officiels de la plateforme11.

Quelques règles qui ne souffrent aucune exception. Personne de légitime ne vous demandera votre phrase de récupération. Personne de légitime ne vous demandera de payer pour être remboursé. Aucun remboursement ne passe par un lien reçu par SMS, courriel ou messagerie.

Si le mal est fait, la vitesse décide de tout. Dans cette affaire même, selon TRM Labs, Tether a gelé 971 millions de USDT trente-sept minutes après le principal transfert, et environ 2,7 milliards de dollars avaient été gelés au total dans la nuit1. Le gel est possible, à condition d’agir avant que les fonds ne soient convertis ou dispersés. Les leviers pour récupérer des fonds détournés et le blocage des fonds par le juge de l’exécution sont détaillés dans des analyses dédiées.

Le dépôt d’une plainte doit être envisagé sans attendre. C’est elle qui permet l’ouverture d’une enquête, dans laquelle le procureur ou, sur son autorisation, les enquêteurs peuvent requérir des plateformes les informations utiles (article 77-1-1 du code de procédure pénale). Une plainte précise, appuyée sur les adresses, les transactions et les échanges avec l’escroc, donne aux enquêteurs une chance d’intervenir avant la dispersion des fonds.

Ce que le cabinet peut faire pour vous

Le cabinet intervient en matière de fraude aux crypto-actifs et de cybercriminalité, en conseil comme en contentieux.

Premièrement, pour les clients de Binance dont les avoirs sont bloqués : identification de l’entité contractante, du droit applicable et de la juridiction compétente ; constitution du dossier de preuve du solde au 29 octobre 2026 ; réclamation auprès de la plateforme puis, si l’engagement de remboursement n’est pas tenu, action en justice.

Deuxièmement, pour les victimes d’une arnaque au remboursement ou d’un faux service de récupération : rédaction et dépôt de la plainte, traçage des fonds, démarches de gel auprès des plateformes et des émetteurs, constitution de partie civile.

Dans les deux cas, les premières heures et les premiers documents comptent. Le cabinet peut être contacté dès maintenant.

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Questions fréquentes

Binance a-t-elle été piratée ?

Oui. Binance a confirmé le 30 octobre 2026 un incident de sécurité dont elle estime l’impact à 6,3 milliards de dollars. Selon TRM Labs, environ 6,36 milliards de dollars ont quitté ses portefeuilles le 29 octobre 2026 au soir, sur dix blockchains.

Mes crypto-actifs sur Binance sont-ils perdus ?

Binance affirme que les fonds des utilisateurs sont en sécurité et que toutes les pertes seront couvertes par son fonds SAFU et ses fonds propres. C’est un engagement public de la plateforme, pas encore une exécution. Selon Binance, les retraits restent suspendus ; les dépôts fonctionnent normalement.

Quand les retraits Binance reprendront-ils ?

Binance a annoncé le 30 octobre 2026 viser une reprise des retraits dans les 48 heures, sans date précise. Binance indique qu’elle publiera une preuve de réserves actualisée une fois la remédiation achevée, puis un post-mortem technique détaillé.

Binance est-elle tenue de rembourser ses clients ?

Pas au titre du règlement MiCA. La responsabilité du conservateur prévue par l’article 75 vise les prestataires agréés, ce que Binance n’est pas, selon sa propre annonce à ses clients français et selon les relevés du registre de l’ESMA. Restent son engagement public et son contrat, dont la portée dépend du droit applicable et de la juridiction désignés par ses conditions générales.

Binance est-elle autorisée en France ?

Non. Depuis le 1er juillet 2026, date d’expiration du régime transitoire de l’article 143, paragraphe 3, du règlement MiCA, Binance n’a plus le droit de fournir de services sur crypto-actifs en France, faute d’agrément. Ses comptes français ne permettaient plus que les retraits.

Qu’est-ce que l’EIP-7702 utilisée dans le hack ?

EIP-7702 est une fonctionnalité d’Ethereum, introduite par la mise à jour Pectra en mai 2025, qui permet à un portefeuille ordinaire de confier son comportement au code d’un contrat intelligent en signant une autorisation. Selon TRM Labs, l’attaquant s’en est servi pour faire exécuter par un portefeuille de Binance un contrat qu’il était seul à commander.

Que doit faire un client français dès maintenant ?

Conserver la preuve de son solde au 29 octobre 2026, actif par actif ; identifier l’entité contractante, le droit applicable et la juridiction dans ses conditions générales ; ne répondre à aucune sollicitation extérieure aux canaux officiels de Binance. Le cabinet peut vous assister dans la constitution de ce dossier et dans la réclamation.

Une société me propose de récupérer mes fonds contre des frais. Est-ce sérieux ?

Non. Un remboursement promis par la plateforme ne nécessite aucun intermédiaire payant. Ce type d’offre est la forme la plus courante de l’arnaque dite « de récupération ». Si vous avez déjà payé, agissez vite : le gel des fonds est une question d’heures, et une plainte doit être envisagée immédiatement. Le cabinet peut s’en charger.

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L’auteur

Maître Mehdy Kadri est avocat au barreau de Paris. Il a obtenu en 2025, devant le tribunal judiciaire de Paris, la première relaxe prononcée en France dans une affaire d’abus de confiance portant sur des crypto-actifs.

Il intervient aux côtés des personnes lésées comme en défense dans les dossiers portant sur des crypto-actifs : traçage et gel des fonds, saisies pénales, fiscales et civiles, constitution de partie civile.

Contacter le cabinet →

Notes

  1. TRM Labs, « North Korea Steals USD 6.36 Billion From Binance in the Largest Hack in History », 29 octobre 2026 (données arrêtées au 30 octobre, 0 h 30 UTC). https://www.trmlabs.com/resources/blog/north-korea-steals-usd-6-36-billion-from-binance-in-the-largest-hack-in-history ↩
  2. Communiqué de Binance du 30 octobre 2026 (2 h 25 UTC), cité par FinanceFeeds. https://financefeeds.com/binance-hack-6-3-billion-devops-laptop/ ↩
  3. Analyse Blockaid, rapportée par crypto.news. https://crypto.news/binance-hack-eip-7702-wallet-attack/ ↩
  4. CoinDesk, 30 octobre 2026, traçage on-chain. https://www.coindesk.com/markets/2026/10/30/binance-hacker-splits-usd1-4-billion-of-bitcoin-into-19-wallets-that-no-one-can-freeze ↩
  5. CoinDesk, 29 octobre 2026. https://www.coindesk.com/business/2026/10/29/potential-multi-billion-binance-hack-hitting-crypto-markets ↩
  6. Règlement (UE) 2023/1114, art. 75, § 7 et 8 (ESMA, Interactive Single Rulebook). https://www.esma.europa.eu/publications-and-data/interactive-single-rulebook/mica/article-75-providing-custody-and ↩
  7. Règlement (UE) 2023/1114, art. 3, § 1, point 15, et art. 59 (ESMA, Interactive Single Rulebook). https://www.esma.europa.eu/publications-and-data/interactive-single-rulebook/mica/article-59-authorisation ↩
  8. Cointribune, « Deux mois après MiCA, Binance vise un retour en France via l’AMF », via TradingView. https://fr.tradingview.com/news/cointribune:7e53713eab858:0/ ↩
  9. Relevé du registre ESMA au 19 octobre 2026 (Outrun Advisory). https://www.outrun.at/micar-dashboard ↩
  10. Règlement (UE) 2023/1114, art. 143, § 3 ; ESMA, Q&A 2220 (4 juillet 2024). https://www.esma.europa.eu/print/pdf/node/210286 ↩
  11. Message de Yi He, 30 octobre 2026, rapporté par CryptoTicker. https://cryptoticker.io/en/binance-hack-hot-wallet-drained/ ↩
  12. FinanceFeeds, « Binance Will Cover All Hack Losses, Suspends All Deposits and Withdrawals », 30 octobre 2026. https://financefeeds.com/binance-will-cover-all-losses-hack/ ↩
  13. Binance, message sur X du 30 octobre 2026 (4 h 36 UTC), et Yi He, « Service Update », 4 h 17 UTC, rapportés par FinanceFeeds. https://x.com/binance/status/2116026356740034858 ↩

Cette analyse s’inscrit dans l’activité du cabinet en crypto-actifs et cryptomonnaies et en cybercriminalité. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne saurait se substituer à un avis personnalisé.