Une lettre d’une société de recouvrement réclame les échéances d’un crédit renouvelable que vous n’avez jamais signé. Le même mois, un ami vous envoie la capture d’un profil Instagram qui porte votre nom, vos photos, et propose des placements à vos proches. Vous n’avez rien perdu, rien cliqué, rien donné. Quelqu’un a simplement trouvé une copie de votre pièce d’identité, et la fait vivre à votre place. Ce que vous devez contester, ce que vous ne devez surtout pas payer, et comment faire cesser l’usage de votre nom.
Mesurer d’abord l’étendue de l’usurpation : comptes ouverts à votre nom (Ficoba, par votre espace impots.gouv), fichiers de la Banque de France, courriers de relance, faux profils. Déposer plainte ensuite, car le récépissé est la pièce que chaque contestation exigera. Vous n’êtes pas tenu par un crédit ou un abonnement que vous n’avez pas signé : c’est au prêteur de prouver que la signature est la vôtre, pas à vous de prouver le contraire. Un faux profil se fait retirer par la plateforme et se poursuit sur le fondement de l’article 226-4-1 du Code pénal. Analyse de Me Mehdy Kadri, avocat pénaliste à Paris.
- Reconnaître l’usurpation : quatre situations
- Mesurer l’étendue avant de contester
- Le crédit ou l’abonnement souscrit à votre nom : vous ne devez rien, et c’est au prêteur de prouver le contraire
- Le faux profil : le faire retirer, puis poursuivre
- Les infractions commises à votre nom
- Porter plainte, et faire de la plainte votre pièce maîtresse
- L’entreprise usurpée : faux site, faux dirigeant, faux RIB
- Obtenir réparation
- Questions fréquentes
L’usurpation d’identité n’est pas une infraction unique, c’est une situation qui en produit plusieurs, et qui vous place dans une position inhabituelle : vous n’êtes pas celui qui a perdu de l’argent, vous êtes celui au nom de qui l’argent a été obtenu. Les créanciers, les plateformes et les fichiers vous traitent d’abord comme le débiteur ou l’auteur. Tout le travail consiste à renverser cette présomption, et il commence par un inventaire.
Reconnaître l’usurpation : quatre situations
L’usurpation prend en ligne quatre formes, qui appellent des réponses différentes et se cumulent souvent.
Le faux profil. Un compte sur un réseau social, une messagerie ou un site de rencontres porte votre nom et vos photos. Il sert à solliciter vos contacts, à vous ridiculiser, ou à vendre quelque chose sous votre crédit.
Le contrat souscrit à votre nom. Un crédit à la consommation, un abonnement téléphonique, un compte bancaire en ligne, une location, ouverts avec une copie de votre pièce d’identité et un justificatif de domicile falsifié ou volé. Vous l’apprenez par une relance, un prélèvement, ou une inscription au fichier des incidents de la Banque de France.
Les achats et comptes marchands. Des commandes passées à votre nom, parfois livrées à votre adresse puis récupérées, des comptes sur des places de marché, des demandes de remboursement ou d’aides faites avec vos données.
Votre nom donné à votre place. Une personne contrôlée se déclare sous votre identité, ou vous désigne comme gérant d’une société, comme conducteur d’un véhicule, comme titulaire d’une ligne. Les amendes, les convocations ou les poursuites vous arrivent.
Ces situations ont une source commune : vos données d’identité circulent. Une pièce d’identité photographiée pour une location ou un abonnement, un dossier de candidature, une fuite de données chez un prestataire, une boîte de courriel compromise suffisent. Si c’est un compte qui a été pris, les gestes de récupération sont ceux de notre article sur le compte piraté ; ici, le compte est le vôtre, mais le nom ne l’est plus.
Mesurer l’étendue avant de contester
On ne conteste bien que ce que l’on a inventorié. Trois vérifications, dans cet ordre.
- Les comptes bancaires ouverts à votre nom. Le fichier national des comptes bancaires (Ficoba) en tient la liste. Vous l’obtenez par la messagerie sécurisée de votre espace impots.gouv.fr, ou par courrier au service des impôts de votre domicile. Un compte que vous ne connaissez pas est le signe le plus sûr d’une usurpation, et c’est souvent sur lui que le crédit frauduleux a été versé.
- Les fichiers de la Banque de France. Le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) et le fichier central des chèques (FCC) se consultent gratuitement, en ligne depuis votre espace personnel sur le site de la Banque de France, au guichet ou par courrier. Une inscription que vous ne vous expliquez pas désigne l’établissement qui l’a demandée : c’est lui qu’il faudra saisir.
- Les traces écrites. Relevés de vos propres comptes, courriers de relance, avis de contravention, courriels de confirmation d’ouverture de compte ou de commande, alertes de recherche sur votre nom. Conservez tout, dans l’ordre chronologique, avec les enveloppes.
Prévenez vos banques, toutes si vous en avez plusieurs, et votre employeur si des bulletins de salaire ont pu être utilisés. Si votre pièce d’identité a été volée, perdue ou utilisée par l’usurpateur, faites-la annuler et renouveler : la déclaration date le moment à partir duquel tout usage de l’ancienne pièce est suspect.
Le crédit ou l’abonnement souscrit à votre nom : vous ne devez rien, et c’est au prêteur de prouver le contraire
C’est le point sur lequel les victimes cèdent le plus souvent, et à tort. Un contrat n’engage que celui qui y a consenti. Lorsque le prêteur ou l’opérateur vous réclame les échéances, vous n’avez pas à démontrer que vous n’avez pas signé : vous désavouez la signature, et c’est à celui qui se prévaut de l’acte d’en établir la sincérité (article 1373 du Code civil). La Cour de cassation a cassé l’arrêt d’une cour d’appel qui avait condamné un emprunteur à rembourser un crédit de 30 000 euros au motif qu’il « ne rapporte pas la preuve qu’il n’est pas le bénéficiaire de l’offre de prêt » : en raisonnant ainsi, les juges avaient inversé la charge de la preuve1. Pour une souscription en ligne, la signature électronique n’est présumée fiable que si l’identité du signataire a été assurée dans les conditions fixées par décret (article 1367 du Code civil) ; un parcours de souscription où une photographie de carte d’identité et un selfie ont suffi se discute, et le prêteur doit produire le dossier complet.
Trois conséquences pratiques. Ne payez rien, même une échéance « pour gagner du temps » : un paiement sera présenté comme une reconnaissance. Répondez par écrit, en recommandé, au prêteur et à la société de recouvrement, en désavouant la signature, en joignant le récépissé de plainte, et en demandant la copie intégrale du dossier de souscription, pièces d’identité et justificatifs compris. Enfin, ne fondez pas votre contestation sur les obligations de vigilance anti-blanchiment de la banque : la chambre commerciale a jugé en mars 2026 que ces obligations n’ont pour finalité que la lutte contre le blanchiment et que la victime d’une fraude ne peut s’en prévaloir pour obtenir des dommages-intérêts2. Le terrain utile est celui de l’absence de consentement, et, pour la réparation, celui de la faute de droit commun du prêteur qui a accepté une pièce manifestement altérée ou un dossier incohérent.
Le fichage à la Banque de France. L’inscription au FICP ne tombe pas avec la contestation : elle y survit tant que l’établissement déclarant ne la retire pas. La Banque de France n’est pas autorisée par la loi à radier d’elle-même un incident. La marche à suivre : demander la radiation à l’établissement, par écrit, avec le récépissé de plainte ; en cas de refus ou de silence, écrire à la Banque de France avec un courrier signé indiquant les établissements et les références des incidents, une copie de votre pièce d’identité et une copie de la plainte. La Banque de France interroge alors l’établissement et, lorsque celui-ci reconnaît l’usurpation, appose dans ses fichiers une mention particulière qui avertit les banques consultantes que vous n’êtes pas à l’origine des incidents. Si l’établissement maintient l’inscription, la demande de radiation se porte devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire (article L. 213-4-6 du Code de l’organisation judiciaire), et non devant le juge de l’exécution, qui n’a pas le pouvoir d’en connaître3.
Le faux profil : le faire retirer, puis poursuivre
Un profil qui usurpe votre identité se traite sur deux fronts qui ne s’attendent pas l’un l’autre.
Le retrait s’obtient de la plateforme. Chaque réseau social dispose d’un formulaire de signalement d’usurpation d’identité, qui demande une copie de votre pièce d’identité ; le règlement européen sur les services numériques oblige la plateforme à traiter votre signalement avec diligence et objectivité, puis à vous notifier sa décision en vous indiquant les voies de recours. Avant de signaler, faites constater : captures d’écran datées, adresse exacte du profil et de chaque publication, et, si le profil a servi à solliciter vos proches ou à vous dénigrer, un constat de commissaire de justice, car le contenu disparaîtra avec le compte.
La poursuite relève de l’article 226-4-1 du Code pénal : usurper l’identité d’un tiers ou faire usage de données permettant de l’identifier, en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, peines doublées lorsque l’auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire de la victime. L’intention particulière qu’exige le texte se déduit des faits : un profil qui demande de l’argent à vos amis trouble leur tranquillité, un profil qui publie en votre nom des propos que vous n’auriez jamais tenus atteint votre honneur. La Cour de cassation a jugé que l’usurpateur est punissable même s’il n’est pas l’auteur des messages diffusés sous le nom d’autrui, dès lors qu’il a rendu leur diffusion possible4. Aucune répétition n’est exigée : un seul profil suffit.
La voie civile reste ouverte en parallèle : l’article 9 du Code civil permet au juge des référés d’ordonner toute mesure propre à faire cesser une atteinte à la vie privée, et l’usage de votre image sans votre accord ouvre une réparation distincte. Pour remonter à l’auteur derrière le pseudonyme, la mécanique des réquisitions et de l’injonction européenne de production est celle que nous décrivons dans notre article sur l’identification de l’auteur d’un compte anonyme.
Les infractions commises à votre nom
La plainte gagne à nommer chaque infraction, car chacune ouvre des pouvoirs d’enquête et une réparation propres.
L’escroquerie (article 313-1, cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende) est constituée dès que l’usurpateur a obtenu un bien, un service ou un crédit « par l’usage d’un faux nom ». Le nom d’une personne réelle est un faux nom au sens du texte, et l’usage d’un écrit portant une fausse signature constitue en même temps le délit de faux5. La victime de l’escroquerie est l’organisme trompé ; vous, dont le nom a servi, êtes victime des infractions commises contre votre identité, l’usurpation et les faux, et c’est à ce titre que vous vous constituez partie civile.
Le faux et l’usage de faux (article 441-1, trois ans et 45 000 euros) visent la pièce d’identité modifiée, le justificatif de domicile fabriqué, la signature imitée.
La prise du nom d’un tiers (article 434-23, cinq ans et 75 000 euros) punit celui qui prend votre nom « dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer » des poursuites pénales contre vous. C’est le texte des amendes et des convocations que vous recevez pour des faits que vous n’avez pas commis. La chambre criminelle l’a appliqué en janvier 2026 à un dirigeant qui avait utilisé l’identité d’un tiers pour le désigner gérant de droit de six sociétés, dont la gestion a donné lieu à des poursuites pour travail dissimulé, banqueroute et abus de biens sociaux : il suffit que l’usurpation ait pu exposer la victime à des poursuites6. Les peines de ce délit se cumulent, sans confusion possible, avec celles de l’infraction commise sous votre nom.
La collecte frauduleuse de données personnelles (article 226-18, cinq ans et 300 000 euros) couvre l’obtention de vos données elle-même, par hameçonnage, vol ou achat sur un marché clandestin.
À ces textes s’ajoute l’article 226-4-1 déjà évoqué, qui s’applique aussi aux personnes morales : une dénomination sociale, un logo, un nom de domaine sont des « données permettant d’identifier » une entreprise.
Porter plainte, et faire de la plainte votre pièce maîtresse
La plainte se dépose en commissariat ou en gendarmerie, qui sont tenus de la recevoir et de vous délivrer un récépissé immédiat (article 15-3 du Code de procédure pénale), ou par courrier recommandé au procureur de la République du tribunal judiciaire de votre domicile, ce que nous recommandons dès que le dossier comporte plusieurs contrats ou plusieurs établissements.
Elle doit comporter l’inventaire fait plus haut : chaque contrat, chaque compte, chaque profil, avec les références, les dates, les montants et le nom de l’organisme, les copies des relances, et les circonstances dans lesquelles vos données ont pu être obtenues. Elle vise les infractions une à une et demande expressément les réquisitions utiles : dossiers de souscription auprès des prêteurs, adresses IP et coordonnées enregistrées auprès des plateformes, identité du titulaire des comptes sur lesquels les fonds ont été versés.
Le récépissé de plainte est ensuite la pièce que vous joindrez à chaque contestation : au prêteur, à la société de recouvrement, à la Banque de France, à l’opérateur, à la plateforme, à l’administration qui vous réclame une amende. Cybermalveillance.gouv.fr recommande d’y ajouter une attestation sur l’honneur indiquant que vous n’êtes pas l’auteur des faits reprochés. Sans ce récépissé, vous êtes un débiteur qui conteste ; avec lui, vous êtes une victime qui signale.
Le délai de prescription de ces délits est de six ans. Les contestations, elles, n’attendent pas : une inscription au FICP produit ses effets dès le lendemain, et un commandement de payer court.
L’entreprise usurpée : faux site, faux dirigeant, faux RIB
L’usurpation vise aussi les entreprises, et de plus en plus : un site qui reprend votre nom et votre charte pour vendre ce que vous ne livrerez jamais, un profil professionnel au nom de votre dirigeant qui démarche vos clients, un courriel qui annonce un changement de coordonnées bancaires. La fiche réflexe publiée en mai 2026 par cybermalveillance.gouv.fr avec la FEVAD, le ministère de l’Intérieur et l’ANSSI fixe la marche : conserver les preuves, identifier l’hébergeur et le bureau d’enregistrement du nom de domaine par un service Whois ou RDAP et saisir leurs services de signalement d’abus pour obtenir la désactivation, signaler les comptes utilisés aux plateformes, demander le déréférencement du site aux moteurs de recherche, et déposer plainte.
Les qualifications s’étendent : à l’usurpation d’identité et à l’escroquerie s’ajoute la contrefaçon de marque (articles L. 713-2 et L. 716-10 du Code de la propriété intellectuelle, trois ans et 300 000 euros, portés à sept ans et 750 000 euros lorsque les faits sont commis sur un réseau de communication au public en ligne). Lorsque le faux site ou le faux profil sert aussi à vous dénigrer, les délais courts du droit de la presse s’ajoutent, et nous les détaillons dans notre article sur l’e-réputation.
Obtenir réparation
L’usurpation coûte du temps, des frais, parfois un refus de crédit ou de location pendant la durée du fichage, et une atteinte à la réputation. Ces préjudices se réparent, sur deux terrains.
Contre l’usurpateur, lorsqu’il est identifié : constitution de partie civile devant le tribunal correctionnel ou le juge d’instruction, pour l’ensemble du préjudice, moral et matériel.
Contre l’organisme qui a contracté avec l’usurpateur : remboursement des sommes prélevées sur vos comptes, et dommages-intérêts si une faute de vigilance de droit commun est établie, par exemple l’acceptation d’une pièce d’identité dont la date ou la photographie ne correspondait pas, ou d’un justificatif de domicile incohérent avec le dossier. La plupart des contrats de protection juridique couvrent ces démarches ; vérifiez le vôtre.
Questions fréquentes
Dois-je rembourser un crédit souscrit à mon nom par un usurpateur ?
Non. Un contrat n’engage que celui qui l’a signé, et lorsque vous désavouez la signature, c’est au prêteur de prouver qu’elle est la vôtre, non à vous de prouver qu’elle ne l’est pas. Ne payez aucune échéance, répondez par écrit avec le récépissé de plainte et demandez le dossier de souscription complet.
Je suis fiché à la Banque de France pour un crédit que je n’ai pas souscrit : comment en sortir ?
Demandez d’abord la radiation à l’établissement qui a déclaré l’incident, avec le récépissé de plainte. S’il refuse ou ne répond pas, écrivez à la Banque de France avec un courrier signé, une copie de votre pièce d’identité et une copie de la plainte. Si l’établissement reconnaît l’usurpation, une mention est apposée dans les fichiers ; s’il la maintient, la radiation se demande au juge des contentieux de la protection.
Comment savoir si des comptes ou des crédits ont été ouverts à mon nom ?
La liste des comptes bancaires ouverts à votre nom s’obtient auprès du fichier Ficoba, par la messagerie sécurisée de votre espace impots.gouv.fr. Les crédits en incident et les interdictions de chéquier se vérifient en exerçant votre droit d’accès aux fichiers FICP et FCC de la Banque de France, gratuitement, en ligne.
Un faux profil à mon nom qui ne dit rien de méchant est-il une infraction ?
Oui, dès lors qu’il est fait pour troubler votre tranquillité ou celle d’autrui, ou pour atteindre votre honneur. Un profil qui sollicite vos contacts, qui vous fait dire ce que vous n’avez pas dit ou qui vous attribue une activité que vous n’exercez pas remplit cette condition. Un simple homonyme, sans vos photos ni vos données, n’est pas une usurpation.
Mes données d’identité ont été obtenues par une copie de ma carte : que faire de la carte ?
Faites-la annuler et renouveler : la déclaration date le moment à partir duquel tout usage de l’ancienne devient suspect. Pour l’avenir, ne transmettez une copie qu’en inscrivant en travers du document le motif de l’envoi, la date et le destinataire.
Combien de temps ai-je pour agir ?
Six ans pour la plainte, à compter des faits. Mais les contestations bancaires, la demande de radiation et le retrait du faux profil doivent être engagés sans délai : chaque jour de fichage est un jour de crédit refusé, et chaque jour de faux profil est un contact de plus sollicité en votre nom.
L’auteur
Maître Mehdy Kadri est avocat au Barreau de Paris. Il exerce au sein du Cabinet Kadri Avocat (Paris 8ᵉ) en droit pénal général et criminel, pénal des affaires, pénal fiscal, cybercriminalité et cryptoactifs, droit de la presse et droits humains. Il publie régulièrement dans l’AJ Pénal (Dalloz) et l’Encyclopédie Doctrine.
Il assiste les victimes d’usurpation d’identité, de piratage de compte et d’escroquerie en ligne : contestation des contrats souscrits à leur nom, radiation des fichiers, plainte, constitution de partie civile et indemnisation.
Notes
- Civ. 1re, 16 novembre 2016, n° 15-25.943 : cassation, au visa des articles 1324 ancien et 1315 du Code civil et 287 et 288 du Code de procédure civile, de l’arrêt qui avait condamné l’emprunteur faute pour lui de prouver qu’il n’était pas le bénéficiaire du prêt. ↩
- Com. 4 mars 2026, n° 24-19.588, publié. ↩
- Civ. 2e, 2 mars 2023, n° 21-13.545, publié : la demande de radiation du FICP n’entre pas dans les attributions du juge de l’exécution. ↩
- Crim. 16 novembre 2016, n° 16-80.207 ; sur le dol spécial et l’absence d’exigence de répétition, Rép. Dalloz droit pénal des entreprises et Compliance, v° Cybercriminalité, n° 219 et 221. ↩
- Rép. Dalloz droit pénal et procédure pénale, v° Escroquerie, n° 26 et 27. ↩
- Crim. 21 janvier 2026, n° 24-86.473. ↩
Textes cités : Code pénal, art. 226-4-1, 226-18, 313-1, 434-23 et 441-1 ; Code civil, art. 9, 1367 et 1373 ; Code de procédure pénale, art. 8 et 15-3 ; Code de l’organisation judiciaire, art. L. 213-4-6 ; Code de la consommation, art. L. 751-1 ; Code monétaire et financier, art. L. 561-4-1 et suivants ; Code de la propriété intellectuelle, art. L. 713-2 et L. 716-10 ; règlement (UE) 2022/2065 sur les services numériques, art. 16.
Cette analyse s’inscrit dans l’activité du cabinet en cybercriminalité et droit pénal du numérique. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne saurait se substituer à un avis personnalisé.
